samedi 1 février 2014



Les tribulations d'un éveillé N°19

J'accroche un regard dans la foule...

Je ne regarde pas les gens, les autres. Je palpe l'air ambiant à l'écoute d'un son ou d'une fragrance particulière, je ressens des humeurs temporelles....

Et puis de temps à autre, au détour d'un regard, j'accroche les yeux d'un autre, fenêtre sur l'Âme, une éternité passe qui dure l'espace d'un instant, je suis ailleurs comme transporté...



Octavius me dit connaître cet instant car à chaque fois que cela c'est produit pour lui, lors de combats il fut mis à mal, voir blessé, car un temps durant déstabilisé il perdait pied et quittait le présent....

Octavius me dit que, souvent, il lui peinait de tuer cet autre qui l'avait accroché du regard et que s'il le pouvait, il se contentait simplement de le blesser, cela ainsi était supportable et ne l'empêchait pas le soir venu de boire avec les autres...

pour ma part en ces temps de paix, je risque au pire de me faire renverser par un véhicule c'est somme toute acceptable...

Que ce passe t'il lors de ces échanges de si particulier entre moi et la personne inconnue qui entre ainsi dans mon champ de vision? Il n'y a rien d'intrusif c'est plutôt comme d'aller ouvrir la porte après un coup de sonnette alors que la fête vient de commencer qui donc arrive? Quel invité attendu vient à l'instant donner suite à notre invitation et se joindre à la fête?...



Je ressens comme une reconnaissance profonde qui échappe aux règles du présent car de fait cette re-connaissance de l'autre est libre de toute convenance, des codes sociétals et est intemporel.



Il m'est arrivé d'être ainsi «accroché» par des bébés, le temps d'un regard net, bien dirigé vers le mien. Idem en ce qui concerne des personnes âgées, une espèce de connivence teintée souvent d'un timide sourire réciproque. Vous savez ce sourire qui passe par les yeux plus que par le visage.

Je reconnais que «cela» ne marche pas à tous les coups, les convenances les habitudes des uns et des autres viennent étouffer cet élan du cœur...Mais quand le «courant passe» quelle belle expression!!! Cela devient magique et vaut son pesant d'or.

Alors voilà je suis comme un chercheur d'or à l'affût de la moindre pépite...Parce-que finalement en ce monde je reconnais que cheminer seul n'est pas tous les jours, drôle, je plonge dans l'eau vive de la vie mon regard d'expert à la recherche de frères et de sœurs, de cette lumière du cœur, de cette poussière d'or, si particulière qui semble éclairer les éveillés (ées) de l'intérieur...

Et quand elle apparaît fugitivement oh que c'est Divinement beau!!! Mon corps se redresse, mon cœur bondit et ma lumière intérieure s'élance autour de moi je deviens ainsi un phare dans la nuit...






Le travail des énergies continuent en ces temps de grâce, cela est d'une subtilité désarmante et se passe «à mon insu»... :0)

Je suis de plus en plus amoureux de la Lune, je la vois resplendissante, en ces nuits hivernales, toute auréolée de cet halo bleu si puissant qui ne cesse de m'émerveiller...



Certains soirs lors que je regarde la Lune et les écharpes nuageuses la vêtir, je ressens un bavardage dans le ciel comme-ci toutes les étoiles présentes voulaient me raconter leur journée de travail.

C'est au delà des mots jamais jusqu'à présent je pensais un jour écrire cela mais c'est maintenant une évidence le ciel est bavard et à plein de trucs à nous dire, si je ramène cela sous la forme d'énergies je dirais que l'on baigne dans une centrale nucléaire en permanence, ou que l'on dort dans une salle de concert!!! Si vous pigez ça vous êtes très forts... Ahahahah!!!! :0) On sourit mon Âme et moi.



Je vous laisse, mes frères et sœurs dans la lumière.

Amour et joie en nos cœurs,

Philippe

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